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Cherry blossoms in focus

Pratique et santé philosophiques

Bioéthique du

THAUMA

 émerveillement· merveille · Étonnement

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Eudynamique créatrice

Cultiver des compositions passionnées

Aïkido · Poésie · Dialogue · Éros

Ma philosophie du Thauma (principe cosmique de l’émerveillement) a émergé à travers l’exercice de la Tétraktys lors d’une consultation philosophique avec Luis de Miranda, élément central de la méthode SMILE_PH que j’utilise aujourd’hui dans ma propre pratique du conseil philosophique. Cette structure à la fois simple et profonde permet d’aligner vision du monde, sens de la vocation et pratiques de vie en un ensemble cohérent et évolutif. C’est dans cet espace de réflexion que le Thauma s’est révélé à moi comme principe directeur : l’étonnement, l’émerveillement, la merveille — cette étincelle subtile par laquelle l’être prend conscience de lui-même comme vivant.

Le Thauma n’est pas quelque chose que l’on contemple de loin ; il surgit à travers l’attention. C’est dans la qualité de notre attention que le monde devient plus vivant, que l’existence se dévoile comme signifiante, surprenante et inépuisable. L’attention constitue le seuil : ce à quoi nous prêtons attention commence à vivre plus intensément. En ce sens, le Thauma désigne à la fois une condition et une pratique : la culture d’une manière de percevoir et d’habiter le réel où la vie peut se rassembler, s’approfondir et se déployer sous des formes toujours plus riches.

Sur le plan terrestre, cette dynamique prend la forme de ce que j’appelle l’eudynamique créatrice. Elle est l’épanouissement dynamique de la vie à travers la création, le mouvement par lequel l’émerveillement devient vitalité, croissance et participation créatrice au monde. Dans l’existence humaine, cet élan se concrétise à travers ce que je nomme des compositions passionnées : une manière d’orienter sa vie vers la culture attentive et l’expression de la vitalité.

Dans ma pratique, cette orientation s’incarne à travers quatre voies étroitement liées : l’Aïkido, la Poésie, le Dialogue et l’Éros. Chacune constitue une manière de composer les forces, le langage, les relations et les désirs. Chacune est également une discipline de l’attention : attention au mouvement et à l’énergie, aux mots et au silence, aux autres et au sens, au désir et à l’intensité. La dimension de l’Éros est explorée plus particulièrement à travers la méthode ECLIPSE, une approche semi-structurée de sexologie philosophique que j’ai développée. L’attention y devient un outil privilégié pour explorer le désir, l’intimité et la présence relationnelle, non comme des aspects isolés de l’existence, mais comme des expressions significatives et transformatrices d’une orientation philosophique.

Mon accompagnement offre un espace pour explorer et composer votre propre alignement : affiner votre attention, clarifier votre vision du monde, approfondir votre sens de la vocation et lui donner forme à travers des pratiques en résonance avec la personne que vous devenez. Vivre dans le Thauma, c’est demeurer disponible à l’émerveillement ; c’est cultiver une manière d’être attentif à la vie grâce à laquelle l’existence peut être plus pleinement ressentie, créée et partagée.

Aïkido · Poésie · Dialogue · Éros

Nuria Scapin

Le Thauma est le principe cosmique de l’émerveillement. Il est à l’origine de toute philosophie et à la source de la santé relationnelle, là où l’émerveillement d’exister rencontre le mystère de l’autre.

L’eudynamique créatrice est l’expression terrestre du Thauma. Elle est l’épanouissement dynamique de la vie à travers la création, le mouvement par lequel l’émerveillement devient vitalité, croissance et participation créatrice au monde.

Les compositions passionnées sont les formes vivantes à travers lesquelles la vitalité créatrice prend forme. Elles émergent là où convergent l’émerveillement, le désir et l’attention, donnant une expression singulière à une vie en devenir.

Les quatre pratiques — l’Aïkido, la Poésie, le Dialogue et l’Éros — sont les chemins vivants de cette santé. Elles nous invitent à demeurer présents, ouverts à l’émerveillement et transformés par la puissance de la rencontre.

Nuria Scapin aikido

L’art de la rencontre :
Aïkido et conseil philosophique

Bioéthique de la rencontre 

Au cœur de la bioéthique de la rencontre se trouve une question fondamentale : celle de la relation. Ce que nous sommes, ce que nous valorisons et la manière dont nous nous épanouissons n’émergent pas dans l’isolement, mais à travers nos rencontres avec les autres et avec le monde. M’inspirant des travaux sur la cognition incarnée ainsi que de la philosophie du dialogue, en particulier de Martin Buber, je comprends la vie éthique (bios ethicos) comme une pratique de l’attention grâce à laquelle les rencontres deviennent des sources de sens, de transformation et d’épanouissement.

L’aïkido a constitué l’un des principaux laboratoires de cette recherche. En tant qu’enseignante d’aïkido 4e Dan et fondatrice de l’Aïkikaï Limoges, j’aborde cette discipline comme une philosophie de la rencontre en mouvement. La pratique n’est pas l’application d’une technique à un adversaire, mais un dialogue incarné.

En aïkido, la relation fondamentale est celle qui unit Tori et Uke. À l’image du « Je-Tu » de Martin Buber, il ne s’agit pas de deux individus séparés qui entrent en relation, mais d’une unité relationnelle : l’un n’existe pas sans l’autre, et c’est la rencontre elle-même qui les fait advenir. La pratique cultive une qualité d’attention qui permet d’accueillir et de répondre sans chercher à contrôler, laissant le sens émerger de la relation elle-même.

C’est ici que le dialogue philosophique et l’aïkido se rejoignent. Tous deux exigent la capacité de demeurer véritablement présent à l’autre sans le réduire à un objet, à un rôle ou à un problème à résoudre. Tous deux invitent à écouter ce qui se déploie dans la rencontre plutôt qu’à imposer un résultat prédéfini. En ce sens, le conseil philosophique, à l’instar de l’aïkido, n’est pas l’application d’un savoir à une situation, mais l’émergence du sens au sein d’une relation vécue.

Ma pratique du conseil philosophique est profondément nourrie par cette expérience. De même que l’aïkido recherche l’harmonie sans domination, le dialogue philosophique recherche la compréhension sans réduction. Dans les deux cas, la transformation naît non du contrôle, mais d’une participation attentive à un processus partagé de découverte

Que ce soit à travers le conseil philosophique, l’aïkido, la poésie ou l’éros, l'invitation demeure la même : cultiver des formes de rencontre qui approfondissent notre participation à la vie. Lorsque la relation elle-même devient vivante, elle s’ouvre sur ce que les Grecs appelaient le thauma : l’expérience vécue de l’émerveillement, d’où la philosophie tire son origine et vers laquelle elle ne cesse de revenir.

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